Actualité oblige, le premier article sera donc consacré à la crise financière qui touche le monde entier en ce début d'automne.
Le Président Sarkozy a annoncé un plan de sauvetage de l'économie. Le Parlement a donc adopté en urgence une loi de finances rectivicative destinée à entériner ledit plan (Loi n° 2008-1061 du 16 octobre 2008 de finances rectificative pour le financement de l'économie). La mesure phare annoncée à grands coups de renforts médiatiques concerne une garantie accordée aux banques d'un montant maximum de 360 milliards d'euros (vérité).
Le problème vient en réalité de la prétendue absence d'incidence sur les finances publiques de ce plan, et de son coût nul pour le contribuable. L'argument avancé est que la garantie ne sera débloquée qu'au moment où elle sera sollicitée. Par conséquent, tant qu'elle n'est pas réclamée, il n'y a effectivement aucune incidence pour les finances publiques (contre-vérité).
Mais, il semble peu probable qu'aucune banque française ne recoure à ce fonds à un moment donné, et dès lors l'Etat devra débloquer les fonds. Il sera alors obliger de s'endetter pour couvrir l'ensemble de ses obligations ne manquant pas d'augmenter (par voie de conséquence) la dette mais aussi le déficit et le poste budgétaire relatif aux intérêts de la dette. On ne peut ainsi nier l'incidence sur les finances publiques (vérité).
Notons néanmoins que ce plan reste nécessaire mais qu'il n'est nul besoin de faire de la langue de bois pour faire passer un plan qui est une nécessité reconnue.