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Le blog de finances publiques est destiné à l'actualité en matière de finances publiques et de droit fiscal.

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Le vrai débat de la suppression des niches fiscales

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Le Premier ministre vient d’annoncer sa volonté de supprimer ou à tout le moins réduire les « niches fiscales ». La bataille est engagée et… le débat aussi. En effet, cette charge contre les « niches fiscales » constitue une vraie question sur laquelle il convient de s’arrêter. Dans un premier temps nous reviendrons sur cette notion de « niches fiscales » avant d’envisager en quoi la question des « niches fiscales » constitue un vrai débat…

 

Cette expression de « niches fiscales » recouvre en réalité toute une série de mesures diverses et variées, sans aucun lien entre elles, mais qui ont toutes pour finalité commune de constituer ce que l’on appelle de la « fiscalité dérogatoire ». En effet, il s’agit le plus souvent de mesures ponctuelles, dérogatoires au droit commun, dans le but de favoriser une catégorie de contribuable, dans n’importe quel domaine de la fiscalité. L’objectif peut être social, économique, mais aussi relatif à l’aménagement territorial, ou encore idéologique… voire écologique.

Par exemple, parmi les plus connus il est possible de citer le crédit d’impôt recherche, qui favorise l’innovation dans les entreprises par l’octroi d’un crédit d’impôt (somme que l’on va déduire de ses impôts) ; la TVA à 5,5% sur la restauration et les travaux dans le domaine du bâtiment, dont le but est de favoriser ces secteurs économiques ; le crédit d’impôt en faveur du développement durable, qui permet de déduire de ses impôts les dépenses d’isolation et de chauffage de son domicile, le but affiché est ici de réduire le gaspillage d’énergie ; ou encore moins connu des néophytes la déduction du revenu des dépenses relatives aux demeures historiques (dit « dispositif Malraux ») ; etc. J’arrête là la litanie, mais Bercy dénombre 468 dispositifs de ce genre dont le coût est estimé à 75 millions d’euro.

 

Dès lors, en quoi cette suppression constitue-t-elle un vrai débat ? Il est possible d’accorder du crédit à la logique gouvernementale car le coût pour le budget de l’Etat est considérable. En effet, le montant de 75 millions d’euro représente un coût supérieur aux crédits alloués pour l’enseignement scolaire (qui est le 2nd poste budgétaire de l’Etat) et plus de 10 fois celui alloué à la justice. A la vue de ces chiffres, l’on comprend aisément l’intérêt de retrouver une marge de manœuvre budgétaire, car c’est de cela dont il s’agit.

La raison du développement considérable des dispositifs dérogatoires réside dans leur multiplication au fil des années, qui peut trouver à s’expliquer par leur souplesse pour leur mise en place. Il suffit de créer une exception au régime fiscal, une ligne de plus dans le Code général des impôts, sans remettre en cause tout le système fiscal ; de même, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit là d’une dépense fiscale et non d’une dépense publique : la distinction relève du fait que la dépense fiscale est un « manque à gagner » pour l’Etat et non une dépense réelle issue de son budget. Dès lors, il est plus facile de renoncer à des recettes que de trouver des fonds pour réaliser une dépense, par la voie d’une subvention, par exemple. On évite aussi l’emprunt et ses intérêts.

Mais cet outil si facile, d’une part complexifie nettement le régime fiscal, et d’autre part, par son ampleur fait perdre à l’Etat des recettes dont il aurait besoin pour retrouver des marges de manœuvres budgétaires.

Le mécanisme des niches fiscales se retourne contre con principal promoteur… il s’agit là d’un vrai débat.

 

C’est aussi un vrai débat dans la mesure où se pose un réel problème qui est celui de l’utilité des niches. L’ensemble de la communauté scientifique, et même Bercy, s’accorde à dire que l’on ne sait pas vraiment si ces niches ont un effet sur l’objectif qu’elles poursuivent, ou si elles constituent un simple mécanisme de défiscalisation. En tout état de cause, pour un foyer fiscal moyen, un crédit d’impôt pour l’emploi d’une assistante maternelle, constitue une aide réelle. Dès lors, faudrait-il inverser la balance et subventionner plutôt que d’accorder des réductions d’impôts ? La question mérite d’être posée, et le financement trouvé. Mais si l’on supprime les « niches fiscales » peut-être que les fonds pourraient être débloqués dans ce sens. Il ne semble pas que cela soit l’objectif du gouvernement. Ce dernier entend supprimer ou plafonner encore plus ces mécanismes dérogatoires.

 

 Néanmoins, il s’agit aussi d’un faux débat. En effet, ce qui sous-tend cette logique c’est d’éviter de remettre à plat le système fiscal. Les crispations se réalisent autour de « faut-il oui ou non supprimer, ou plafonner, les niches fiscales ? » alors que le vrai débat serait de se demander si notre système fiscal est toujours pertinent, en y incluant une réflexion sur le système de financement de la protection sociale, qui est un réel problème pour la France.

 

L’affaire est à suivre…

 

 

Pour plus d'infos, voir aussi :

- Les chiffres clés du budget 2010

- L'évaluation des voies et moyens 2010 (tome 2 sur les dépenses fiscales)

 

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B
Vaterkowski, vous avez totalement raison!
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V
<br /> Lutter contre la corruption et le népotisme.<br /> <br /> "Les affaires" polluent de plus en plus la vie politique en France, qui essaye de placer son fils à la tête d'une administration, qui place son épouse dans un conseil d'administration, qui obtient<br /> des marchés pour ses parents, qui soustraite des marchés publics en priorité à son frère, qui fait financer sa campagne par des amis industriels, qui touche des retro commissions, qui finance des<br /> études à son épouse, etc…<br /> Qui s'auto amnistient pour éviter les poursuites.<br /> Vous connaissez sans doute d'autres exemples.<br /> <br /> Pour éviter que la "magouille" ne devienne la règle de nos hommes politiques qui sont manifestement prêt à tout pour se faire réélire, je propose de :<br /> 1- De Limiter le mandat électoral à un seul et non renouvelable,<br /> 2- D'interdire le cumul des mandats<br /> 3- D'interdire à tout élu de passer des marchés publics avec des membres de sa famille,<br /> 4- D'interdire à tout élu de profiter de son poste pour faire nommer dans le public comme dans le privé des membres de sa famille,<br /> 5- D'exiger et de publier un état de la fortune personnelle de chaque élu avant la prise de ses fonctions, et de publier l'état de cette fortune à l'issu de son mandat.<br /> <br /> Cela vous interpelle, alors réagissez !<br /> <br /> <br />
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V
<br /> La suppression des conseils généraux<br /> La France compte plus de communes (36 000) que tous nos partenaires européens.<br /> La France compte le plus d'hommes politiques élus ramenés au nombre d'habitants que pratiquement tous les pays (4 fois plus qu'aux Etats-Unis par exemple).<br /> Les communes, les communautés de communes, les agglomérations, les communautés<br /> d'agglomération, les pays, les conseils généraux, les conseils régionaux,<br /> l’Etat et l’Europe se partagent l’administration de notre société.<br /> Elles comptent de nombreux fonctionnaires pas toujours productifs, souvent redondants, mais surtout coûteux.<br /> J'ai été membre du conseil économique de ma région. J’étais conseillé municipal de mon village (je n'ai jamais appartenu à une formation politique). A l'époque, il était déjà question de supprimer<br /> les conseils généraux et de distribuer leurs activités entre les régions et les communes. C'était il y a plus de 15 ans Depuis, aucun gouvernement n’a eu le courage de faire cette réforme, et pour<br /> cause, cela supprimerait des fonctions d'élus hautement lucratives, le tout payé en partie avec nos impôts locaux …<br /> Il y a en France 4 182conseillers généraux, rémunérés en moyenne à 1500€ par mois. Soit 75 000 000 € par an.<br /> <br /> Si vous pensez comme moi qu'il faut exiger la suppression des conseils régionaux,sans création de nouvelles structure de remplacement, réagissez en donnant votre avis.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> L'assemblée nationale compte 577 membres désignés par u suffrage uninominal majoritaire.<br /> Le budget de fonctionnement de l'assemblée s'est élevée à 534 000 000 € en 2010, soit environ 1 000 000€ par député.<br /> Le nombre de députés est déterminé par le nombre de circonscriptions (555 en Métropole et 22 outremers). Celles-ci, délimitées à l'intérieur de chaque département, tiennent compte de l'importance<br /> de la population.<br /> Je propose de réduire le nombre de députés à 1 pour 500 000 habitants, ce qui ramènerait le nombre de députés à moins de 130. (ce nombre serait en harmonie avec celui de la chambre des<br /> représentants des Etats-Unis, 435 représentants pour plus de 300 000 000 d'habitants)<br /> Cette réduction du nombre des députés entrainerait une économie budgétaire (sur la base de 1 000 000€ par député) de 400 000 000 €, je n'intègre pas les économies de retraites et de salaires que<br /> s'allouent les députés lorsqu'il ne sont plus réélus.<br /> A l'époque où il faut réduire le déficit de la France, pourquoi ne demander un effort qu'aux seuls salariés, exigeons la réduction du nombre de députés.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> « Les caisses de l’Etat sont vides » : voyons d’un peu plus près ce qui signifie (et cache) cette affirmation.<br /> <br /> <br /> I) Le coût de la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + l’injustice fiscale = 190 Milliards d’euros de manque à gagner par an<br /> <br /> <br /> -Le montant de la dette publique publique était,suivant des sources fiables,à la fin de l’année 2009 de 1489 milliards d’euros,soit 77,6 % du PIB(soit les 3 /4 des richesses produites annuellement<br /> par la France).Depuis 1980 l’Etat français a versé aux marchés financiers plus de 1150 milliards d’euros d’intérêts et continue à verser annuellement à ces organismes financiers 50 milliards<br /> d’euros au titre des intérêts de la dette.Ces 50 milliards correspondent à ce que l’on appelle la charge de la dette(intérêts seuls)tandis que 30 milliards sont versés au titre du capital<br /> remboursé.La charge de la dette est le 2 ème poste budgétaire de l’Etat.<br /> <br /> -L’Etat n’étant plus autorisé depuis 1973 à emprunter auprès de la banque de France,bien qu’elle soit propriété de l’Etat,et ne pouvant pas davantage emprunter à la Banque Centrale<br /> Européenne(depuis les accords de Maastricht de 1992)doit recourir également à des institutions privées,aux marchés financiers afin de financer ses besoins(investissements,frais de<br /> fonctionnement..etc).Ces établissements financiers-banques,organismes de crédit-créent ou émettent alors de la monnaie et demandent à leur créancier-à savoir l’Etat français-de leur verser,en sus<br /> du capital remboursé,des intérêts qui s’élèvent annuellement à 40 milliards d’euros(300 milliards d’intérêts annuels versés aux banques privées dans la zone euro),selon les calculs et chiffres<br /> avancés par la très sérieuse étude dûe à André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder(La dette publique,une affaire rentable.A qui profite le système ? Ed. Yves Michel, 2008).<br /> <br /> -C’est donc toute la collectivité domiciliée en France qui est contrainte de supporter le poids de plus en plus lourd de cette dette,à payer les frais liés à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des<br /> marchés financiers.Le coût de cette dépendance s’élève annuellement à 90 milliards d’euros,l’Etat français ayant perdu le monopole(droit régalien par excellence)de l’émission monétaire,ce rôle<br /> étant dévolu à des institutions privées(pour l’essentiel)et l’Etat ne pouvant emprunter ni auprès de la banque de France ni auprès de la BCE les traités européens l’interdisant expressément.<br /> <br /> -A cette dépendance vis-à-vis des marchés financiers il faut ajouter un ensemble de mesures ou pratiques dûes à des particuliers ou sociétés privées qui relèvent de l’injustice fiscale.Ainsi,on<br /> estime(là encore nous en sommes réduits à des estimations mais les ordres de grandeur restent tout-à-fait significatifs)à 50 milliards d’euros le manque à gagner dû à l’évasion fiscale(pour<br /> échapper au fisc,à l’impôt)chaque année.Les niches fiscales(un ensemble de dispositions qui relèvent presque toutes de l’inéquité quand ce n’est pas l’injustice la plus inadmissible)représentent,à<br /> ce jour,un manque à gagner,pour l’Etat,de 50 milliards d’euros par an.Le « bouclier fiscal »,contrairement à certaines idées reçues,ne fait perdre à l’Etat, « que » 600 millions d’euros par an.Mais<br /> la symbolique dont il est porteur est très significative :l’Etat envoie des chèques aux montants non dérisoires,au nom du Trésor Public,à des gens déjà très riches.<br /> <br /> <br /> II) Mettre fin à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + mettre fin aux privilèges fiscaux = dette publique réglée en un peu plus de 5 ans malgré une conjoncture économique<br /> défavorable<br /> <br /> <br /> L’ensemble des dispositions-datant pour certaines des années 1970-et contraintes détaillées ci-dessus permettent d’estimer à 190 milliards annuels le manque à gagner,pour les finances publiques<br /> :dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour moitié,l’autre moitié étant imputable à l’inégalité des Français devant l’impôt ou,si l’on préfère,à l’injustice fiscale.On peut pourtant estimer à<br /> environ cinq ans le temps nécessaire à l’Etat français pour régler la question de la dette publique.Pour ce faire,l’Etat doit tout d’abord reprendre le contrôle de l’émission monétaire-via la<br /> nationalisation des banques/organismes de crédit et la remise en cause des traités européens-afin de s’affranchir des marchés financiers.Les marchés financiers sont en train d’étrangler l’Etat<br /> français(ainsi que d’autres Etats)au moyen de l’explosion de la dette publique.Ensuite,il convient que l’Etat français mette un terme à ce que l’on peut appeler des privilèges fiscaux.Ces<br /> privilèges fiscaux sont,certes,un forme efficace de clientélisme électoral et une excellente méthode pédagogique inculquant l’incivisme comme la haine de l’intérêt général et de la patrie mais ils<br /> font désormais courir à la France des risques qu’il conviendrait de ne plus dissimuler à la population.En effet,le manque à gagner,que l’on peut estimer globalement à 200 milliards par<br /> an,actuellement supporté par l’ensemble de la population(sans-papiers compris)a fait exploser la dette publique et sa croissance est continue.Les efforts demandés à la population,encore<br /> récemment,ne suffiront pas à enrayer la croissance de cette dette.Il n’y aura pas le compte.Donc,il est prévu d’allonger la durée du travail,c’est-à-dire la durée des cotisations retraite,en<br /> repoussant l’âge de départ à la retraite,les salaires des fonctionnaires resteront bloqués,l’emploi sera davantage précarisé afin de satisfaire les exigences des entreprises elles-mêmes dépendant<br /> des établissements financiers auxquels elles versent des intérêts,l’ensemble des dépenses publiques seront encore diminuées(baisse des crédits pour l’éducation,la recherche,vente du patrimoine de<br /> l’Etat ..etc) car rendues responsables de la dette publique.Les dépenses publiques viennent d’ailleurs d’être gelées jusqu’en 2013.Il n’y aura toujours pas le compte étant entendu que la<br /> croissance,suivant les anticipations/estimations produites par des organismes tels que l’OCDE,sera presque nulle.Ansi,il sera nécessaire de faire appel au Dr Strauss-Khan qui,comme chacun sait<br /> désormais,est un expert pour appliquer la méthode du garrot.<br /> <br /> <br /> <br /> Un citoyen français qui a pris quelques heures pour voir d’un peu plus près ce que l’on entendait par « dette publique » et les moyens permettant de la régler à moins que la disparition de l’Etat<br /> ne soit déjà programmée.<br /> <br /> <br />
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